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L'histoire

Aussillon est un site probablement aussi ancien que le village d'Hautpoul voisin. Tout comme lui il fut un très ancien lieu de peuplement puisque vécurent en ces lieux des tribus gauloises et wisigoths.

Château
Les vestiges du château

Aussillon Village

La première mention d’Auxillou ou Auxilhou date de 1060, lorsque son seigneur prête serment d’allégeance au Vicomte de Lautrec et c’est en 1273 que l’on constate d’apparition de la mention de l’existence d’une communauté villageoise.
Durant le Moyen Age et jusqu’au XVIIIème siècle, le sort d’Aussillon est lié à celui de la famille Hautpoul : Dépossédé suite à la victoire de Simon de Montfort, puis donnée à Jourdain de Saissac, Aussillon entre dans le domaine royal vers 1322, avant de revenir à la famille des Hautpouls.

De cette époque, et des seigneurs qui se sont succédés, dont on ne sait qui a perché le premier château sur le piton rocher qui domine la vallée, les seigneurs l’ont en effet peu à peu aménagé, on peut encore voir les soubassements renforcés qui font face au chemin de la Cave et les rochers qui servent d’assise aux murs longeant l’actuelle rue du Château.
A l’intérieur, Georges d’Hautpoul, dans la deuxième moitié du XVIe siècle fit graver les armes de l’illustre maison des Mauléon dont il avait épousé la fille. Les caves ont certainement servi de prison.
Le lavoir
Le lavoir

Les maisons situées dans la ville étaient, pour la plupart, des maisons remparts composées d’une cave et de deux étages. Le mur servant de défense était très épais et percé de meurtrières dans la partie basse. Parfois un troisième étage (encore bien visible dans certaines maisons) était construit au-dessus de la muraille.
Un « viol » courait au pied de cette muraille, permettant de collecter les eaux usées tombant librement de la sortie des éviers, écartées seulement de la façade par une pierre plus longue. Une rigole amenait ces eaux dans le fossé de la ville.

Eglise St André
L'église St André
Deux portails permettaient d’entrer dans l’enceinte et un troisième – sans doute la portanelle – ouvrait la voie vers la montagne.
Trois rues menaient à la place du Plo del four où l’on trouvait certainement le puits communal et le four banal.
L’église Saint-André s’élevait à l’extérieur du village.
Les protestants y avaient un temple occupé de nos jours par deux maisons d’habitation qui existait déjà en 1568, il a été supprimé en 1685 par décision royale lors de la révocation de l’Edit de Nantes.
Mais bientôt la ville a été trop petite. Dès 1685, le compoix atteste en effet le développement du village hors de ses remparts.

Une première rangée de maisons s’est alignée à l’extérieur de la muraille, formant « Lou Barry ». La rangée la plus basse longe « la besade jadis du moulin de Monsieur d’Aussillon » et « la Paissière du Moulin ». Nous y trouvons aujourd’hui le parking et la salle du Devès : c’était le Barry en Ravaille. Deux autres faubourgs, Al Crabial et Al Théron, s’étaient développés entre le ruisseau de la Mole et celui d’En Ravaille.
Si la partie basse du village était le quartier des artisans, la classe riche occupait l’entrée du village. C’est là que vivaient Pierre de Puget, avocat au Parlement, dont les ancêtres étaient les procureurs du seigneur et Jacob de Brun, un autre avocat.

Maison à colombage
Maison à colombage

Le délainage

Les troubles de la Révolution calmés, les habitants d’Aussillon reprirent leurs occupations : quelques-uns travaillaient leurs terres, d’autres étaient sabotiers, bûcherons, tisserands, maréchal-ferrant, forgerons, cabaretiers.
Au milieu du XIXème siècle, l’industrie textile de la région mazamétaine consomme un telle quantité de matière première que les laines de tonte ne suffisent plus à son approvisionnement et c’est en 1850 que le village d’Aussillon allait connaître ses heures de gloire.
Fortuné GARRIC y fonda une fabrique de molletons. Il avait comme contremaître Joseph Poursines, dont une rue du village porte le nom. C’est dans son atelier que furent délainées en 1851 les deux premières balles de peaux de moutons venues de La Plata en Argentine.
Ce fut le début de l’industrie du délainage qui devait par la suite connaître un très grand essor, une renommée mondiale et générer de nouvelles activités industrielles.
En 1860, le village d’Aussillon comptait 15 manufactures dont Valparaiso, la Môle, le Tournal, la Mécanique... Une intense activité d’artisanat, de petits métiers et de commerce y regnait. La production principale était celle des molletons, de la flanelle et des cadix. Le ruisseau de la Môle servait alors de moteur à trois filatures et à un moulin.
La légende relate qu’un jour, en allant livrer du textile à Carcassonne, Joseph Poursines se retrouve bloqué avec d’autres dans la neige au milieu de la Montagne Noire. Ayant tué un mouton pour se nourrir, il se rend compte que, sous l’effet de la neige, la laine s’arrache facilement de la peau de la bête qu’il a abattue. Cela lui a sans doute donné l’idée du délainage.

Aussillon en 1906
Aussillon en 1906

L'urbanisation de la plaine

Ce n’est que pendant la période de l’entre-deux-guerres qu’Aussillon plaine, alors considérée comme la banlieue des riches industriels mazamétains, s’urbanise.
Avec le développement de l’industrie lainière, Mazamet ne peut, faute de place, accueillir la population en constante progression. C’est donc à Aussillon que sont hébergés les travailleurs des usines.
En 1935 les lotissements se développent, les maisons individuelles peuplent les quartiers des Bausses, de Cannecrabe et de la Maylarié et la municipalité quitte le village pour s’installer maison Delattre.
Dans les années 60, est crée la zone d’urbanisation prioritaire de la Falgalarié permettant d’héberger, outre les salariés des entreprises locales, de nombreux réfugiés étrangers. Pour échapper à la guerre ou pour trouver du travail , Espagnols, Portugais, Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens puis Turcs, Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens sont venus peupler ce quartier de la Falgalarié, qui, au fil des années, est devenu le quartier le plus cosmopolite de la commune.
Aujourd’hui, la grande majorité des habitants d’Aussillon réside dans la plaine. Sur les 6 865 habitants que comptait Aussillon au recensement de 1999, à peine plus de 300 peuplent le village.

Mairie actuelle
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